RDC : le Réseau Mwangaza veut contribuer à la simplification de la fiscalité dans le secteur de l’électricité

La plate-forme a organisé, le 23 octobre 2026 dans la salle de réunion de l’hôtel Novotel, à Kinshasa, un atelier multi-acteurs qui a réfléchi sur l’amélioration du climat des investissements et à la mise en place d’un guichet unique dans le secteur de l’électricité dans le pays, en vue de mettre en place un cadre fiscal attractif pour ce secteur catalyseur de développement.

Dans le motivation de l’atelier multi-acteurs tenu dans la capitale de la République démocratique du Congo (RDC), le Réseau Mwangaza a rappelé que le développement du secteur de l’électricité dans le pays demeure confronté à plusieurs défis, notamment la complexité de l’environnement fiscal et parafiscal, la multiplicité des prélèvements et la diversité des procédures administratives imposées aux opérateurs économiques, alors que dans plusieurs rencontres, tout le monde est d’avis qu’il faut faire de l’accès à l’électricité une réalité pour assurer le développement

Face à ces contraintes relevées, cet atelier de Kinshasa consacré à l’environnement fiscal et parafiscal ainsi qu’au guichet unique dans le secteur de l’électricité avait comme ambition de favoriser le dialogue entre les pouvoirs publics, les entreprises privées, les institutions de régulation, les partenaires techniques et financiers et les organisations de la société civile.

Simplifier les procédures pour attirer davantage d’investissements

Emmanuel Musuyu, directeur exécutif de la Coalition des organisations de la Société civile pour le suivi des réformes et de l’action publique (Corap) et coordonnateur du Réseau Mwangaza, a d’emblée fustigé le fait que, malgré son important potentiel énergétique, la RDC peine encore à mobiliser pleinement les investissements nécessaires au développement de son secteur électrique. Ainsi, lors des échanges entre participants à cette activité, la complexité des obligations fiscales et parafiscales, ainsi que le manque de coordination entre les administrations concernées ont été épinglés parmi les obstacles identifiés.

C’est en examinant les difficultés rencontrées par les investisseurs et les opérateurs du secteur, tout en recherchant des pistes de solutions susceptibles de rendre le cadre fiscal plus lisible, plus prévisible et plus favorable aux investissements, que cet atelier a permis à cette plateforme de consolider les principales conclusions dans un document de position et de recommandations. Celui-ci a présenté les constats établis, les options examinées et les mesures prioritaires proposées pour améliorer l’environnement des investissements dans le secteur de l’électricité. « Ce document constituera une contribution de la société civile au débat sur les réformes fiscales, parafiscales et institutionnelles nécessaires au développement du secteur énergétique congolais« , a expliqué Mè Eric Kasongo, porte-parole du Réseau Mwangaza.

À travers cette initiative, le Réseau Mwangaza a visé un dialogue constructif entre les acteurs concernés afin de faire émerger des solutions susceptibles de renforcer l’attractivité du secteur, de faciliter les investissements et de contribuer, à terme, à l’amélioration du développement électrique en RDC.

Les discussions, lors de ces travaux, ont porté notamment sur la multiplicité des taxes, droits et redevances, les possibilités d’harmonisation des prélèvements et la nécessité de concilier l’attractivité des investissements avec la mobilisation des recettes publiques.

Le guichet unique au cœur des échanges

L’autre axe majeur de cette rencontre a concerné la mise en place d’un guichet unique pour le secteur de l’électricité. Ce mécanisme a été envisagé comme un outil permettant de simplifier les démarches administratives, de réduire les délais de traitement des dossiers, de faciliter l’accès à l’information et de renforcer la coordination entre les institutions intervenant dans le parcours des investisseurs. Toutefois, plusieurs questions sont restées à approfondir : quelle institution devrait assurer la gestion de ce guichet unique ? Quel mandat lui attribuer ? Quelles administrations et procédures devraient y être intégrées ? Comment garantir son efficacité, sa transparence et sa pérennité ?
L’atelier a, toutefois, permis aux différentes parties prenantes de confronter leurs analyses et de proposer des orientations adaptées au contexte institutionnel de la RDC.

Une démarche participative axée sur des solutions concrètes

La rencontre s’est inscrite dans la continuité d’un dialogue public-privé récemment organisé par la Banque mondiale sur les mêmes enjeux. Les enseignements de ces échanges ont donc servi de point de départ à une réflexion plus approfondie sur les réformes nécessaires.

Les travaux de cet atelier ont réuni notamment les ministères et administrations publiques concernés, les institutions de régulation, les administrations fiscales et douanières, les entreprises du secteur, les producteurs et distributeurs d’électricité, les organisations professionnelles, les experts ainsi que les organisations de la société civile.

LDM

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