Éducation Nationale : le ministère publie le rapport semestriel de redevabilité de janvier à juin 2026

Intitulé « Des réformes engagées à leur mise en œuvre« , ce document retrace la trajectoire des réformes entreprises dans le secteur éducatif depuis l’entrée en fonction du Gouvernement dirigé par la Première Ministre Judith Suminwa Tuluka en 2024, jusqu’aux perspectives pour le second semestre 2026.

Dans son message liminaire, la Ministre d’État Raïssa Malu souligne que l’action du Ministère s’inscrit dans les six engagements du Chef de l’État, traduits dans le Programme d’Actions du Gouvernement 2024-2028. Le Plan quinquennal 2024-2029 en organise la mise en œuvre pour l’éducation, au service du développement des compétences, de l’équité et de la cohésion nationale.

Six repères majeurs du premier semestre 2026

Le rapport s’ouvre sur six indicateurs clés :

– Fin du primaire : 2 353 123 inscriptions à l’ENAFEP, soit 10 259 candidats de plus qu’en 2025 (+0,44%) ;

– Examen d’État : publication des premiers résultats 48h après la fin de la session ordinaire ;

– Rémunération : 23 675 enseignants bénéficient d’un relèvement de leur prime de gratuité à compter de la paie d’avril 2026 ;

– Alimentation scolaire : lancement du Programme National le 2 mars, avec 78 cantines scolaires ciblées pour la phase pilote, soit trois par province éducationnelle ;

– Infrastructures : lancement, le 29 juin, des travaux de construction/réhabilitation de 56 écoles et 21 infrastructures d’eau, hygiène et assainissement ;

– Agréments : 1 312 écoles publiques et privées ont obtenu un arrêté.

Quatre décisions structurantes ont également été prises : validation des instruments de formation (31 janvier), Cadre d’organisation des Clubs de Veille Citoyenne (17 mars), adoption de la Politique nationale TICEF (12 juin) et validation du Cadre d’Orientations Curriculaires (18 juin).

Huit chapitres pour une transformation en profondeur

Le rapport s’articule autour de huit chapitres : 1) Une trajectoire de transformation depuis 2024 ; 2) Consolider l’accès et la continuité des parcours ; 3) Relier curriculum, apprentissages et évaluations ; 4) Professionnaliser les enseignants et sécuriser leur gestion ; 5) Renforcer le pilotage, le financement et la gouvernance numérique ; 6) Donner à la Nouvelle Citoyenneté une traduction pédagogique ; 7) Protéger la scolarité et assurer la continuité éducative ; 8) Poursuivre la mise en œuvre et préparer les prochains arbitrages.

En conclusion, le document rappelle que la continuité éducative dans les territoires affectés par les crises a mobilisé plusieurs formes d’interventions. Avec les services provinciaux, le Cluster Éducation et les partenaires, les appuis à l’accès aux apprentissages, la distribution de supports et la formation des personnels ont complété l’accueil des candidats déplacés. Face à l’épidémie d’Ebola, les instructions sanitaires ont été accompagnées d’équipements de prévention et d’actions de sensibilisation.

La poursuite des réformes exige désormais de mieux assurer l’exécution des opérations engagées et leur fonctionnement dans la durée. La finalité demeure une école congolaise qui protège, fait apprendre et prépare des citoyens compétents, responsables et ouverts sur le monde, capables de contribuer au développement et à la cohésion nationale.

Les citoyens, partenaires techniques et financiers, professionnels de l’éducation, chercheurs, journalistes et organisations de la société civile sont invités à en prendre connaissance. Ce rapport constitue un outil de suivi, de redevabilité et d’aide à la décision.

Congo365.net

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